jeudi 30 juin 2011

No Ecolos - 2

Une autre image qui prouve que depuis les temps les plus reculés, l'homo mécanicus s'est complu avec volupté dans le jeu, les vibrations, le bruit et accessoirement les vapeurs diverses :
Las, méprisant l'exception culturelle qui nous permettait de nous adonner depuis des lustres à d'anodins et jouissifs requiems personnels pour poumons et tympans, l'éco(il)logie(que) éructa une de ces affirmations fulminantes et absolues qui font mal :
"La fureur et le bruit vont cesser de par le pot catalyticobstrué"

Un rien bonnasse quoique sentant poindre les prémices d'une certaine exaspération, le motard moyen s'est dit qu'il fallait faire avec ou plutôt sans ...... mais ...à suivre !

mercredi 29 juin 2011

No Ecolos- 1

Image d'un monde perdu depuis que la verditude ambiante lança son grand anathème ; " Le riçin tu ne respiras plus sur ton deux temps pointu !"

Dieu que le ricin sentait bon, que le bruit et le feeling du deux temps étaient férocement agréables!

Triste premier message d'une histoire de honte, de style et de sang, à suivre ....

samedi 18 juin 2011

Trucs et machins délirants

Une nouvelle rubrique pour vous faire partager ébahissement, émerveillement, hilarité, évasion devant certains machins très improbables.

Voici donc présenté à vos prunelles émoustillées un objet fantastique alliant une fonctionnalité imparable à une  inutilité réelle et absolue. Un must donc :
N'est-il pas chic et merveilleux de par ses formes, que dis-je; sa ligne et surtout par son incroyable boite d'emballage, une oeuvre d'art à elle toute seule. En plus ce genre d'objet se vend réellement. D'accord pas tout à fait au supermarché du coin mais pour de vrai chez un obscur éditeur australien d'accessoires auto qui vous l'enverra après un délai sans fin et un virement dont le montant vous situe définitivement dans la catègorie des nababs fastueux.
Mais que ne ferait-on pas pour s'offrir  de quoi rivaliser avec un de nos modèles ; le cultissime loup de Tex Avery, le personnage de loin le plus déshinibé dans le coté "mec" ;  séducteur invéteré totalement débordé par ses intincts face à l'érotisme torride des petites ouvrières délaissées :
Bref, tout à fait nous si une bonne éducation pesante et/ou une "officielle" à proximité, ne nous contraignaient pas une retenue, au fond, de fort mauvais aloi !

samedi 11 juin 2011

Nuit de folie : Save the date

Sous le haut patronnage de l'inénarrable Georges Asseo, ambianceur et DJ notoire, soirée de folie :
"GIRLS ON WHEELS",
le mercredi 6 juillet au célébrissime cabaret Les Trois Baudets, lieu culte des nuits et des pestacles parisiens, bd de Clichy comme chacun sait.
Gens sympas même si pas tous tout nus, ambiance sympa même si pas tous tout nus, musique sympa, lieu sympa, motos sympas, cochonailles (rassurez vous, pas le gras du mec sur la photo) et boissons diverses à prix sympas, bref :
O-B-L-I-G-A-T-O-I-R-E

jeudi 9 juin 2011

Yamaha 4 Temps : du plus simple au plus compliqué

Par le passé, certains de mes commentaires ont peut être pu vous laisser croire que j'étais dubitatif sur les compétences des ingénieurs de Yamaha. Il n'en est en fait rien et pour me rattraper, je me propose de vous révèler une facette méconnue, exemplaire et ô combien intéressante de la saga technique de la marque.

Après avoir avec Suzuki et peut être plus encore que Suzuki, maitrisé la technologie du deux temps, la marque au diapason s'est aussi lancée dès 69 dans le gros quatre temps, sans pour autant s'embarquer tout de suite dans la compétition. Après de sages années passées avec ses classiquissimes deux soupapes XS ou XJ, Yamaha laisse Honda, au début des années 80, défrayer la chronique et essuyer quelque peu les platres du retour à la compétition du 4 T multisoupapes avec notamment la NR et les VF. Ce n'est qu'en 85 que Yamaha fera une arrivée en fanfare dans le petit monde des gros 4T de course avec sa FZ à 5 soupapes. Cette année là, la FZR Génésis tient le haut du pavé à Suzuka avec le duo Roberts/Taira et l'année suivante, Eddie Lawson explose la concurrence à Daytona avec sa FZ au look incroyablement de série.

Hors on ne s'improvise pas d'un coup de baguette magique, motoriste de pointe face à l'ogre Honda et ses 4 cylindres en V, face aux Suzuki Yoshimura GSXR, surtout avec une technologie aussi originale que le 5 soupapes.

Les toutes premières années de 80 semblent donc avoir été pour Yamaha, les années d'apprentissage du 4 T multisoupapes et là le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils y sont allé fort ! En fait Yamaha qui vient de créer une filiale spécialisée dans l'étude et la conception de moteurs a en perspective, non seulement la compétition moto mais aussi et surtout la F1 où l'objectif est d'être présent en tant que motoriste début 90. Cette politique à l'époque discrète, voire secrète,  qui se traduit notamment par quelques recrutements et joint ventures avec le motoriste de F1 JUDD, explique que le premier 4T multisoupapes sérieux de Yamaha soit en 80 ce très abouti proto 1000  de cylindrée, d'inspiration et d'objectif très "auto", avec tenez vous bien, une fabuleuse culasse à 7 soupapes - oui, oui, vous avez bien lu ; sept - par cylindre qui trahit bien une conception tout entière orientée sur la recherche maximale de tours min, préoccupation bien plus auto que moto.

4 admissions, 3 échappements ... 3 arbres à cames pour actionner tout ça, magique non !

Nota : Ces révélations éblouissantes, à vous laisser pantois et béats d'admiration, sont un vrai
de votre blog favori.

Encore plus fort dans la révélation : Avant de rationnaliser son concept aux "seules" 5 soupapes qui deviendront en quelques sorte sa marque de fabrique, Yamaha a aussi essayé plusieurs types de 6 soupapes avec deux ou tois arbres à cames, une ou deux bougies :
Etape 1 :
Etape 2 :
Etape 3 : la synthèse à 5 qui a gagné à Daytona
N'est-ce pas magnifique ? Hommage soit rendu à ces grands malades de Yamaha Motor ! Qu'est ce qu'ils ont du s'éclater a mener de tels développements.


mardi 7 juin 2011

De la marge subtile entre compétition et défilé en GP

Si la fibre franchouillarde n'est sans doute pas complètement absente dans l'émoi suscité par le déclassement de Zarco lors du dernier GP 125, il n'en demeure pas moins qu'à mon avis, le moto GP circus a encore franchi à cette occasion un seuil supplémentaire dans l'aséptisation suicidaire du spectacle proposé.

Si je résume avec juste une petite pointe de mauvais esprit,  le GP circus à la liste des éléments suivants ; coupe mono marque en 125 (eh oui ! l'espagnole du français est la même que l'italienne de l'espagnol), moteur et électronique identique en moto 2, package général du moto 2 tellement contraint que la seule variable ; le chassis, n'est pas un élément de supériorité, juste pour les très rares vraiment ratés un élément d'infériorité, pneumatiques imposés dans chaque catégorie, teams participants en situation de quasi monopole avec échanges cosanguins des compétences chaque saison, règlements  fluctuants qui ne favorisent pas l'émergence de solutions nouvelles, on s'aperçoit que ce prétendu sommet de la compétition moto a pratiquement gommé tous les facteurs de différenciation technique entre mécaniques.

Reste alors une évidence : comme seule variable, comme seul élément de différenciation possible, il n' y a plus guère le pilote. Seulement voila, si on admet que la probabilité de remplir trois grilles de départ conséquentes avec que des génies, tous très supérieurs à leurs concurrents, est d'un simple point de vue logique, très, très faible, il faut donc considérer que les GP se sont courus, se courent et vont continuer à se courir avec une majorité de pilotes, certes très bons, mais de niveau homogène. Comme de plus avec la professionnalisation accrue des GP, ils suivent à peu près tous le même cursus de formation, passent par les mêmes épreuves dans des teams structurés de façon équivalente, sont tous plus ou moins coachés pour se concentrer sur leur job, il est très probable que dans leur métier de pilote, ils mobilisent à peu de chose près les mêmes savoirs, les mêmes savoirs-faire, les mêmes savoirs-être. A quelques exceptions près, il faut donc s'en remettre à une alchimie subtile et pas toujours reproductible pour que l'un d'entre eux ou quelques uns d'entre eux jouent plus ou moins régulièrement devant.

A moyens techniques égaux, mental égal et science égale, que reste t'il alors à un compétiteur pour s'imposer face à un adversaire avec qui il joue des coudes ; sa bonne éducation, son fair play ?  La grinta, le figthing spirit, le sisu, la gnac ?  Sans insister par décence sur les pratiques de pilotes encore en activité (Rossi ?) l'histoire des grands prix nous donne la réponse et qui plus est une réponse constante sur des générations :
Années 90 : Bon là d'accord, Capirossi a un peu confondu sport de contact et sport de collision, mais il faut dire que sur ce seul freinage il y avait un titre en jeu !
Années 80 : A votre avis, à motos égales comment s'en sont sorti Cadalora et Bradl ?
Années 70 : Cecotto, Villa ; petits coups de lattes entre "amis".
et je ne vous parle pas des grands anciens adeptes du "jeu dur" comme l'était Remo Venturi.

Fi de ces mauvais exemples, même donnés par des champions du monde, dans un esprit de rupture avec le passé, les sages du moto GP ont apparament tranché ; désormais pour doubler, il faudra faire une demande écrite, 48 heures à l'avance, en double exemplaires, par voie hiérarchique. Même accordée, l'autorisation sera révocable ad nutum et il faudra lever le doigt avant pour  vérifier que c'est possible, attendre le tour d'après et la sortie d'un drapeau (nécessairement) rose pour s'y risquer avec une marge de sécurité conséquente. Ne pas oublier de remercier.juste après. Je suggère que dans ce contexe le réglement technique des GP s'enrichisse d'une nouvelle spécification technique ; clignotants et avertisseur devront être obligatoires !!!

Enfin, espérons que les instances du moto GP s'apercevront dans un éclair de lucidité que vouloir gèrer en bon père de famille un truc manifestement déraisonnable comme la course moto est une erreur tactique majeure. Je crois surtout qu'ils vont finir par réaliser qu'à faire ainsi, ils vont scier à court terme la branche sur laquelle ils sont assis. Je pense donc que paradoxalement, la meilleure garantie du spectacle futur  tient dans les prébendes sans doute conséquents que s'octroient quelques apparachicks du moto GP et qu'ils vont vouloir si ils ne sont pas trop cons et restent bien cupides, chercher à préserver.

lundi 6 juin 2011

Happy days ?

Pour moi infiniment plus rafraichissante et dépayasante qu'une couverture de catalogue de voyages avec son banal paysage de rève sur fond de soleil couchant et sa gonzesse classiquement canon au sourire prometteur, cette couverture d'une obscure revue moto américaine (je crois) est de loin celle qui m'a toujours le plus fait réver.

Le machin est pour le moins peu d'origine, la conformité avec un quelconque engin homologué est  résolument inenvisageable, y compris un soir de St Patrick particulièrement bien arrosé, l'échappement en tubes augure bien d'un bruit hallucinant capable de fumer n'importe quel sonomètre à des kilomètres, l'objet pique manifestement les yeux même à l'arret tant le carburant utilisé en quantité sans doute astronomique est peu orthodoxe, le machin parait incapable de fonctionner en dessous de la vitesse légale, même la plus laxiste ..... et notre constable semble ravi !

Autres temps, autres moeurs, peut être ! Moi , je pense plutôt pour une question de culture nationale car les pandorres que j'ai rencontré a peu près à la même époque; bol blanc, moustache et R 50, avaient déja à l'évidence choisi la vie de rève et de fantaisie qui continue à  attirer leurs successeurs ; faire chier l'autre.