vendredi 27 février 2015

Evidence

Dans le contexte franchouillard actuel, il est officiellement très inconvenant de relever les différences et encore plus inconvenant de les catégoriser !
Pourtant votre blog favori n'hésite pas à soutenir qu'au delà des différences techniques entre auto et moto, une de ces deux pratiques se distingue en mieux de façon subtile mais totalement irréfutable :
 
Incontestable, non ?

vendredi 20 février 2015

Cadô

Récemment, un ami très cher m'a offert ceci :
Une énorme et très sympa boite de la maquette d'un non moins énorme dragster à quadruple moteur monocylindre  de Horex !!! J'ai ouvert précautionneusement cette boite déjà un peu ancienne pour découvrir un intérieur kicthchounet et délicieusement complet :
C'est tellement mignon que je crois que je vais tout garder en l'état. Néanmoins ayant un peu travaillé la question du dragster, ce cadeau m'avait gentiment séché car j'avoue que le Red XXXXX Killer d'origine m'était totalement inconnu. Pourtant des drags à quatre moteurs, c'est suffisamment rare pour que non seulement un fabriquant de jouet lui consacre une maquette mais aussi pour que la presse (très) spécialisée en parle un peu.
 
Grace à la magie d'internet, cette lacune est comblée ! Découvrez donc dans cette vidéo où tout dégouline du goût le plus sûr, les improbables et germaniques aventures du Red XXXXX Porsche Killer :
 Ceci n'enlève fort heureusement rien au plaisir que j'ai eu à recevoir ce cadô !

vendredi 13 février 2015

Couvent des oiseaux - bal des débutantes ; un truc dans le genre !

Vous qui comme moi, aimez les bestioles délicates et raffinées, au pilotage tout entier pétri de doigté subtil et d'optimisme candide, je suis sûr que vous allez adorer ça :

vendredi 6 février 2015

Nouveauté chic et cher

En gros et même en détail, on peut dire qu'en mécanique tout a déjà été inventé. Pourtant il y a souvent loin de l'invention, du proto au produit abouti !
 
Un exemple : la moto chenille. Dans l'entre deux guerres, ce concept semble avoir fait délirer quelques inventeurs, principalement français avec notamment les trop choupinets protos Mercier (avec un Jap tout de même) et Lehaitre (ce dernier avec un look réellement sensationnel). Pas si curieusement que ça, aucun de ces bidules soit disant tout-terrain, d'au moins 400kg le bout, ne trouvera grâce aux yeux de leur principal client potentiel ; les militaires.

 
 La moto chenille disparaitra donc fort justement du radar de la conception moto. On la croyait même définitivement oubliée, jusqu'à qu'apparaisse ceci :
Sans insister sur le charme de l'accent québécois, au vu de cette vidéo il faut bien reconnaitre que l'ensemble apparait particulièrement abouti et intéressant. Certes son utilisation prochaine sur les trottoirs parisiens ou l'herbe grasse du Pays de Caux semble encore un peu utopique, surtout en ces temps de ces temps de réchauffement climatique, mais cela mis à part on a avec ce kit  une vraie moto pas trop dénaturée, un ensemble homogène et manifestement performant (un peu cher aussi sans doute).

vendredi 30 janvier 2015

Sprint - saison 2

Le gout du drag s'étant avéré addictif, l'intersaison 2014/2015 est définitivement consacrée à l'amélioration des performances supposées du bidule. Au programme un plan d'action en 3 points : Augmentation de la puissance. Réduction du poids et des frottements. Maîtrise accrue de la transmission de la puissance au sol.
 
Bref plein de petites choses, chacune déjà potentiellement ruineuse, mais tellement agréable quand cela débouche sur du beau matos. Et là, je suis servi ! Pour augmenter la puissance, une des étapes passe par l'augmentation de la compression qui d'origine sur le T140 n'est pas particulièrement démoniaque. Si certains pensent malin de raboter ci ou ça, pour moi, le mieux c'est de mettre la main sur de bons gros pistons pas forcément en chalet de ski mais a minima façon dôme des Invalides, juste en un peu moins doré sur tranche (quoique !). J'ai donc été chez ARIAS, grand fournisseur de la scène US du drag,  pour exhumer dans leur catalogue des pistons spéciaux de T140 et relancer une petite mais sérieuse fabrication.
 
Je viens de les recevoir dans un emballage très chic (un peu normal tout de même quand on donne dans des produits qui vous relègue Vuitton ou Hermès dans la gamme des prix pour économiquement faibles) et n'y tenant plus de joie, je vous offre la vision de ce qui va m'enchanter pendant au moins une bonne semaine :
Pour un peu et si les filles étaient un peu plus compréhensives, je dormirai avec !

vendredi 23 janvier 2015

Sad song

Un des plus grandes étoiles du sport moto s'est éteinte . Derek Minter est mort le 2 janvier 2015. L'année commence décidément bien mal !
 
Derek Minter, un nom que "les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre". Surtout ceux qui ne sont pas sujets de sa gracieuse Majesté. En effet Minter fut au tournant des années 60 un des premiers véritables pilotes professionnels de la vitesse moto. Pilote excessivement talentueux, il mettait régulièrement au piquet sur les circuits britanniques tout ce que le gratin du sport moto comptait de champions ; Hailwood, Read, Cooper mais aussi des grands un peu oubliés comme Hartle, Shepherd ...
 
Minter est surtout un exemple de professionnalisme. Il gagne sa vie en ne faisant que des courses de moto dès 1958 et ce jusqu'à sa "retraite" en 1967. Il n'est pas cependant pilote d'usine ou très occasionnellement sur des "coups". Pour autant c'est loin d'être un gentleman driver. Il est même très en avance sur son temps avec une réflexion élaborée sur son statut.  Il n'a pas à être propriétaire des motos sur lesquelles il roule, pas plus qu'il ne doit en assurer la préparation, il est pilote et il est là pour gagner, un point c'est tout.
Ainsi guidon des Manx que des amateurs éclairés lui confient et que le top des préparateurs de l'époque ; Lancefield, Petty, lui amènent sur les circuits, Minter est un chasseur de prime particulièrement efficace et conscient. Sa spécialité ce sont les courses en Angleterre, nombreuses, très compétitives,  dans un petit périmètre, attirant un large public et bénéficiant de bonnes retombées. Hors le TT, les grands prix ne l'intéressent pas ; pas d'argent à y gagner, trop loin, hors de portée et de l'intérêt de ses mécènes qui après la fermeture de leur magasin de meubles ou de voitures, aiment venir avec maman ou quelques amis et clients, voir gagner leur moto. Pour autant Minter n'est pas prêt à tout car en professionnel il gère aussi le facteur risque en estimant que sur certains circuits (pas le TT, notez !!!) le jeu n'en vaut pas la chandelle, ceci quelle que soit la prime.
 
Sur bien des points, y compris sur le fait d'avoir un numéro distinctif ; le 11, Minter est le précurseur du pilote professionnel moderne. Cette vie et ces réflexions sur la course, il l'a raconté dans un bouquin aussi aisé à lire qu'intéressant :
En même temps il est aussi d'une époque où tout le barnum moderne n'existe pas, pas même en rêve ou en cauchemard.
En finale du championnat ; derniers ajustements au milieu d'enfants avec le célébrissime tuner Ray Petty, en veste de tweed, col blanc et cravate !!! Notez aussi qu'il n' y a pas un écusson, pas un lettrage sur la combi, pas plus qu'il n'y a d'autocollant sur la Manx.
Sponsorisé sa vie durant par Castrol, Minter retiré de la course et donc loin des foudres de la fédération britannique, aura l'audace absolue pour l'époque d'inclure dans son bouquin, sorti en 65, un petit flyer de pub pourtant bien sage :
Shocking !
C'est dire si ce Mec a eu du mérite et du talent pour vivre ainsi à cette époque là.
 

vendredi 16 janvier 2015

Parfois on se sent peu de chose !

Il y a des jours où on se voit beau, on se croit malin, performant, efficace et puis tout d'un coup ; patatras !!!  Une révélation vient vous foudroyer et vous renvoyer à l'insignifiance !
 
Ainsi par exemple ; moi, ces jours-ci, juste après le choc de l'image ci-dessous. Avoir conçu et réalisé mon drag en respectant les spécifs techniques visées, le budget et les délais, me  renvoyait l'image gratifiante à mes yeux d'ancien "col blanc", de mécano de bon niveau.
 
Et puis en surfouillant, je suis tombé sur ça :
 
 
Quelle audace, quel génie, quelle qualité de réalisation au vu des  moyens supposés à disposition !!!
 
Ne vous focalisez pas que sur l'exceptionnelle pince à commande mécanique, remarquez et appréciez la roue bi matière ; jante "acier", moyeu bois. Pour quelqu'un comme moi dont les ancêtres étaient charron, je ne peux qu'admirer. La valve aussi mérite les félicitations (notamment quand on se bat régulièrement avec des roues de scooter sans valve coudée !!!) Quelle leçon !
 
A l'évidence le mec qui a fait ça est - lui - un vrai dieu de la mécanique ! En dépit de circonstances certainement très limitées, ce mec a su merveilleusement combiner les ressources à disposition à un savoir-faire  certain et à une attitude pour le moins positive (certains diront même très "optimiste"); Il a su résoudre son problème (car on sent bien qu'il n'a pas fait tout ça pour aller frimer au Wheels and Waves) par une solution pertinente, improvisée, intelligente et ingénieuse.
 
Bref il a su tirer le meilleur parti de ce qu'il avait et de ce qu'il savait faire. Sous des dehors un peu frustre, c'est la grande classe. Lui c'est un vrai mécanicien ! J'en suis resté fasciné et passablement entamé !