vendredi 12 décembre 2014

Névrose

Dans les acquisitions récentes venues enrichir une collection dont je m'honore, je suis très fier d'avoir mis la main sur ces trois ouvrages ; deux récents en authentique finlandais et un, plus ancien, en suédois de premier choix (malgré un titre faussement lisible).
 
Eh bien ; je vous confirme ; les langues nordiques ; pour un non initié, il est clair que c'est obscur ! (Cela étant pas beaucoup plus que les publications tchèque, polonaise, japonaise, russe qui dorment sur mes étagères) D'où le titre de ce post !
 
Dans un tout autre registre que la course moto ou les champions des années 70, il y a d'autres ouvrages de fond que je recherche activement.  Parmi ceux-ci, un dont le titre révèle un humour aussi primesautier que ravissant :
C'est vous en conviendrez le cadeau de noël idéal pour toute copine un petit peu soignée de sa personne.

vendredi 5 décembre 2014

Mécanique moto : Think différent

Grace au superbe blog "cold-war-racers" on peut découvrir  l'étendue insoupçonnée et l'ingéniosité bien connue des compétiteurs moto du bloc de l'Est au beau temps de la guerre froide.  Parmi les trésors que dévoile ce blog, un engin a particulièrement retenu mon attention :
Un Ural de course, aussi difficile à imaginer qu'à dater pour un non spécialiste mais qu'on peut estimer du milieu des années 50. Notez que le bidule est fort joliment réalisé avec un réservoir qui contribue très élégamment au centrage des masses, la micro suspension arrière, la jolie écope de frein ...
 
Jusque là me direz vous, rien de très original ou de très révolutionnaire. Même bien monté, même gavé par des Jikov ou des BVF de la mort, le machin a tout d'un poumon ou pour le moins d'une pale copie des vrais sidecar de course, genre BMW des années 50/60 :
 
Pourtant regardez bien notre cher Ural ; la colonne de direction est carrément inexistante puisque remplacée de façon incroyablement originale par un unique roulement de très grand diamètre  maintenu dans un anneau presque horizontal constitué du prolongement des berceaux et des deux tubes constituant la partie supérieure du cadre. Sous cet anneau s’articule immanquablement un anneau similaire monté directement sur le sommet de la fourche. Par rapport à la référence (le side en photo; celui de Walter Schneider, double champion du monde 1958 et 59) cette technique inusité permet de réduire drastiquement la hauteur de l’ensemble et d'obtenir avec des années d'avance une hauteur d'attelage que seule la position du pilote à genoux permettra d'atteindre en championnat du monde ! 
 
Nous voici donc à des années lumières de l'image de mécanique frustre militaro/agricole que l'on associe généralement aux motos soviétiques et aux ural en particulier !
 
 

vendredi 28 novembre 2014

Pas si nouveau que ça - 2

La presse moto ne tarit pas d'éloges sur Marc Marquez et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est mérité. Certains analystes en profite pour voir dans sa nouvelle consécration en catégorie reine l'acmé de la domination écrasante des espagnols sur le sport moto. Ainsi après les époques britanniques, italiennes, américaines, australiennes, nous serions dans une période ibérique avec un peu comme pour les deux dernières des pilotes de génie sortis un peu de nulle part. En filigrane de cette théorie du "tour" entre nationalités, il y a peut être le vague espoir que le tour des français puisse arriver un jour avec l'apparition soudaine d'un exceptionnel champion bien de chez nous.

C'est oublier un peu vite d'une part que le premier titre espagnol en catégorie reine date de 15 ans et d'autre part que les pilotes espagnols sont très présents et de façon constante au palmarès du championnat du monde et des vainqueurs de GP depuis la fin des années 60. C'est aussi occulter le fait que ces talentueux n'étaient pas que des spécialistes de "pisse-feu" aujourd'hui disparus, petites cylindrées deux temps. Implicitement ou explicitement, la vénération quasi aveugle de l'exception Marquez induit une sorte d'opposition entre deux générations de pilotes espagnols perçues sans véritable continuum,  On aurait ainsi  une génération maintenant un peu ancienne des rois de la petite cylindrée, type Angel Nieto, aux compétences "étroites", en rien précurseurs de la génération nouvelle de champions "transcatégories" représentée par Marc Marquez et au mieux, entre, une sorte d'OVNI ; Criville.
 
Certes les pilotes espagnols ont mis du temps pour atteindre le sommet de la catégorie reine et s'y réinstaller mais je pense que c'est plus une question d'accès aux top machines de la catégorie qu'une histoire de compétence ou de formation trop étroites.
 J'en veux pour exemple le fait un peu oublié qu'un Nieto a roulé sa carrière durant, non seulement sur les 50 et 125 qui lui ont valu la gloire en GP mais aussi dans plein de courses internationales sur des quatre temps et des grosses cylindrées :
 
 
Les racines du succès du sport moto espagnol remontent donc bien plus loin que la seule détection mise en place dans les années 2000 par Puig et Repsol. Ne pouvant que constater que ces racines profondes ne germent pas vraiment dans l'hexagone, on voit mal comment pourrait émerger une génération de champions français. Notre "tour" ne me parait donc pas pour bientôt !
 
 
 
 

vendredi 21 novembre 2014

Who's this guy ?

Une tentative de relance d'un petit jeu qui n'a pas toujours eu du succès :
 
Qui est ce jeune bambin promis a un bel avenir ?
NDLR : Si vous trouvez, cela voudra dire que vous êtes très forts !
NDLR derechef : Notez au passage à quel point l'Italjet était beau
 
NDLR et remarque incidente : Quand vous saurez qui c'est et donc situer quand c'était, cela vous permettra de relativiser les commentaires délirants des journalistes sur l'exceptionnelle précocité de M. Marquez.et des champions "modernes".

vendredi 14 novembre 2014

On any sunday

Pas une fiction, pas de star ou de champ, de vrais instantanés avec des blaireaux, des motos, des enfants, des potes, et beaucoup, beaucoup de sourires !
On est subjugué par le charme de chaque image  dans cet album photo un peu foutraque de ce qui est sans doute une famille de concessionnaire en Californie dans les années 60 / 70. Bref, la moto comme on aimerait en faire tous les weekends.
A travers ces images, on mesure à quel point la vie pré-écolos était plus simple ; une brèle potentiellement bruyante, des gros pneus pour bien agripper, pas de surpoids avec du street légal même si tout ça se déroule dans le champ ou la pampa d'à coté ! Je n'ose même pas rêver au contrôle technique et administratif préliminaire à la fiesta. On mesure aussi à quel point le tout sécuritaire à envahi la pratique moto. Pas vraiment besoin d'avoir la tenue de robocop, le casque à la mode et le camelback pour se faire plaisir.
Inimaginable de nos jours, ils allaient jusqu'à rouler peinards sur un glacier !

Une machine à remonter le temps à utiliser d'urgence, un album flickr rafraichissant à découvrir absolument :
 https://www.flickr.com/photos/bcgreeneiv/sets/72157600755463552/show/with/2526377367/

vendredi 7 novembre 2014

Pas en moto

C'est à des petits détails comme ça qu'on se rend compte à quel point une moto n'est vraiment pas un engin pratique !

vendredi 31 octobre 2014

Un concurrent sérieux !

Je me permets de vous signaler le travail du jeune photographe Thomas Yonger qui publie des choses diablement et mécaniquement belles sur son blog :
 
 
Preuve que ce jeune homme a du gout en plus d'un savoir faire, il est venu au bouclard pour quelques clichés ;