vendredi 18 avril 2014

Pitoyable

L'œil attiré par le nom d'un des auteurs, l'attention retenue par le titre et la photo de couverture qui laissaient présager une histoire de motards, l'intérêt éveillé par la 4ème de couverture, j'ai investi dans ça :

 
Autant vous le dire tout de suite, ce fut un gâchis total. L'histoire est aussi navrante que les performances supposées des bécanes, les personnages sont à pleurer et il m'a fallu très exactement 43 ennuyeuses minutes pour lire le machin et encore en m'appliquant ! En un mot comme en cent, je vous le déconseille. 
Ne sont pas Boileau-Narcejac qui veut ! Ou alors, l'écriture et la moto sont pareilles ; à quatre mains, c'est carrément difficile !

vendredi 11 avril 2014

Respect

C'est bref, pas si fréquent que ça sur ce blog, mais franchement ........ !

vendredi 4 avril 2014

Si vous voulez préserver la vraie vie, il vous faut de la glace et du ricin

Nombreux sont ceux qui déplorent que les à cotés des compétitions motos soient devenus inaccessibles au spectateur moyen, que les champions soient devenus des gosses de riches inatteignables enfermés dans leurs mobiles homes de luxe, que les mécaniques restent claquemurées dans des box fermés, le tout protégé par des organisations où les vigiles sont plus nombreux que les commissaires de pistes, où la passion doit se contenter, et encore pour quelques happy fews, d'hospitalty gérés au millimètre par des communicants de métier et se nourrir de déclarations formatées, insipides et identiques.
 
Sauf qu'en moto il existe encore des disciplines où tout ça n'est pas encore arrivé et qu'au lieu de râler devant sa télé, il serait plus malin d'y aller pour profiter à fond de la passion qui en fait vibrer les protagonistes et nous unit à eux. J'en veux pour preuve les "gladiators" du championnat du monde d'Ice race.


Non vous ne rêvez pas, vos yeux éblouis contemplent bien tout à la fois le mobile home et le semi du Marquez de la discipline. Un petit russe qui monte et vient tailler des croupières aux gloires établies. Mais ne croyez pas qu'il s'agit d'un underdog sous équipé, non le champion du monde a le même !!!  Ce qui ne les empêche pas de venir de Russie avec papa au volant, papa qui fait aussi office de mécano, de manager ...
Là dans le parc coureur, c'est LA moto du champion du monde, tellement accessible qu'il n'y a personne autour  pour empêcher de la toucher. C'est tellement libre que du coup on ose rien faire, juste une petite photo avec l'I phone (essayez de prendre en photo une Repsol avec votre smartphone!).
Plus incroyable encore ; là le Marquez de la discipline, Dmitri Koltakov de son vrai nom, part vite fait fouillasser dans son camion pour avant qu'on reparte, nous donner des flyers dédicacés en souvenir. Ceci la veille d'une double manche de championnat du monde alors que le père et le fils, plutôt timides, presque gênés de ne parler que le russe, venaient pourtant de passer un petit moment avec nous, de vrais inconnus, en échangeant difficilement via un hollandais qui avait quelques rudiments des pratiques des uns et des autres. Bref avec le souci d'un vrai contact malgré plein de raisons de couper court.
 La preuve, le flyer que le champion est aller chercher. Flyer sur lequel vous constaterez que les sponsors occupent une place discrète. Et pour vous convaincre que cette discipline n'est vraiment pas encore formatée, je vous laisse admirer un agrandissement de sa photo officielle :
Notez que le gars a 19 ans, ce que la montre corrobore, sinon pour le reste c'est une incroyable expression du pur, antédiluvien et grandiose style "réalisme soviétique" qu'on croyait pourtant enterré.  Comme si Guintoli distribuait des photos de lui en premier communiant  par le studio Harcourt !!!! Finalement, on peut se poser la question ; Est-ce que la redbullisation branchouille politiquement correcte apporte vraiment un plus au spectacle des grands sports mécaniques ?
 
 
 
 

vendredi 28 mars 2014

De profondis

Dans les notes du livre "The strange death of the british motorcycle industry" de Steve Koerner, on trouve un petit tableau tout bête que je vais me permettre d'agrémenter de quelques photos parlantes afin d'illustrer une comparaison très objective de ce qui se vendait en 1971 sur le marché américain, marché ô combien vital pour les marques britanniques :
 
L'intérêt de cette comparaison porte sur trois machines de même cylindrée, de conception et de performances franchement similaires, vendues au même moment :
La Triumph T120 1971 : 1 579 $

La BSA A65 Lightning 1971 : 1 474 $
 
La Yamaha XS 1 1971: 1 295 $
 
Sachant que le salaire moyen mensuel d'un jeune américain était à l'époque de 1200/1250 $, qu'auriez vous choisi à a place ? Certes la Yamaha a des Yokohama glissouillants et des amortos encore plus pompe à vélo que ceux de ses concurrents mais elle a aussi un arbre à cames en tête, de vrais câbles, un circuit électrique d'un autre monde. Enfin comment expliquer un écart de prix paradoxal de l'ordre de + 20% entre des engins de conception déjà ancienne (au moins pour le moteur) pour lesquels le développement et l'outillage sont amortis depuis (très) longtemps et la Yamaha de conception ultra récente qui de plus, en étant la première grosse cylindrée et le premier 4T du constructeur n'a pu bénéficier d'aucun recyclage en matière de développement ou de production.
 
Comme le démontrait le lucide et hélas trop tardif audit de Boston consulting en 1975, la stratégie invariante des constructeurs britanniques qui de tout temps les maintenait enfermés dans le créneau des grosses cylindrées à destination principale de l'export, touchait là à ses ultimes limites.
 

mardi 25 mars 2014

Expo

Soyons clair, je n'y suis pas allé, je signale juste et n'ai pas d'avis particulier dessus,  hormis la vague conscience qu'une expo moto c'est par principe toujours bien.
 
 
Il s'agit de l'expo MOTOPOETIQUE, éloge de la sensation et du mouvement,  qui se tient en ce moment et jusqu'au 20 avril au musée d'art contemporain de Lyon :
 
 
Sur ce site vous pourrez découvrir un effort qui mérite d'être souligné ; un descriptif plutôt complet de l'expo ainsi qu'une (courte) visite virtuelle.
 
Même si vous n'avez aucunement envie d'aller à l'expo, je vous recommande quand même d'aller sur ce site pour un vrai petit plaisir ; le blabla du commissaire de l'expo  qui dans sa théorisation du sujet, vaut son pesant de cacahouètes. Personnellement j'ai beaucoup apprécié la théorie du "double joint", la TAZ et la moto "qui incarne la possibilité d'une mythopratique" !  Vous connaissez mon combat inlassable pour la reconnaissance d'un intellect minimum chez l'homo motocyclus qui me fait adhérer par principe à tout discours un peu construit sur le thème ... mais là je m'avoue un peu dépassé.

vendredi 21 mars 2014

Pas si frustre que ça - 4

Grace à l'exceptionnel sens de l'hospitalité et du partage de notre ami Rick de D-CLASSICS (www.d-classics.nl), deux vues qui vont vous faire prendre encore plus conscience de l'immense et très peu connue richesse technique du speedway :
Une exceptionnelle photo du non moins exceptionnel (5 exemplaires fabriqués) 500 JWS, initiales de son concepteur. Ingénieur chez DAF, le papa de cette rareté, qui avait accès à quelques facilités, en a profité pour faire du mieux avec le top. Sur un bas moteur Jawa, il a greffé un double arbre de sa conception avec 2 soupapes d'admission et 1 d'échappement. Fonderie très propre, dessin et conception soignées, plein de tours minutes ; une beauté et une arme injustement méconnue.
En speedway il n'y a pas que les moteurs qui soient chiadés. En matière de cadres aussi il y a du pas banal ! Admirez la conception aussi ébouriffante que courbe de cette partie cycle  pour moteur horizontal.

vendredi 14 mars 2014

Aventures et frissons

Deux ouvrages très intéressants, sortis récemment, sur un thème qui m'a toujours passionné ; la disparition de l'industrie motocycliste britannique dans les années 70/80. 

Ces deux  publications, fondées sur de vrais travaux de recherche, ont ceci d'intéressant qu'elles replacent ce sujet intriguant dans un contexte historique, politique, économique infiniment plus large que  ce qui fut fait jusqu'à présent. C'est un éclairage supplémentaire qui vient relativiser la portée d'ouvrages précédents  qui du coup en devienne plus anecdotiques; celui de Bert Hopwood "Whatever happened to the british motorcycle industry" et celui de John Rosamond sur la coopérative ouvrière de l'usine Triumph de Meriden.
En effet dans ces deux publications plus anciennes, ressort vaguement l'idée que quelque chose était encore jouable, qu'avec un peu plus de jugeote  et/ou de chance, la grande cause du vertical twin aurait pu encore durer. A la lecture des deux ouvrages récents, on en tire la conclusion, qu'hélas, la messe été déjà dite depuis bien plus longtemps qu'on aurait pu le penser.
 
Paradoxalement le premier de ces deux nouveaux ouvrages  parle peu de l'industrie moto mais il replace son déclin et sa disparition dans un contexte général, quoique britannique, limite hallucinant. S'il ramène le drame (certes majeur pour l'honnête  motocycliste) de la disparition de l'industrie motocycliste aux dimensions d'un joyeux marivaudage quasi sans conséquence, il permet de comprendre comment et pourquoi cette industrie ne pouvait qu'être incapable d'attirer soutiens financiers extérieurs et appuis politiques tant ses problèmes semblent mineurs au milieu d'un inimaginable et terrifiant maelstrom de faillites industrielles en tout genre.
Le deuxième ouvrage ne parle lui que de l'industrie motocycliste britannique, à la fois dans son ensemble et en détail pour ses principales marques ; BSA, AMC, Triumph, Norton .... A la lecture on comprend que les causes de la disparition de la fin des années 70 sont structurellement déjà là depuis les années 30.  Qu'il a fallu une succession de 'coups de chance" totalement  extérieurs à cette industrie ; la guerre et sa préparation jusqu'en 45, le no man' land concurrentiel issu de la guerre jusqu'en 56, l'émergence de marché américain jusqu'en 70, pour lui accorder des périodes de rémission jusqu'au coup de grâce final que lui portera la concurrence japonaise presque sans l'avoir vraiment cherché.
 
Bref je vous les recommande.