vendredi 31 juillet 2015

Eclaté ou éclate

Avez vous déjà vu  un éclaté d'embrayage Triumph, en vrai .... pas en parts list :


Votre blog préféré toujours prolixe en informations utiles et de bon aloi, vous offre ainsi un petit cours de mécanique à la fois concis et précis. En une image vous avez en même temps et sans supplément de prix, le "Comment ça marche" et le "Qu'est-ce qui se passe quand on a pas mis la bonne rondelle". 

Petit cours  dont entre parenthèse, ce serait bien passé l'excellent ami à qui j'avais pétré  le drag en lui disant ; Vas-y, tu verras,  ça marche pas mal.

crédit photo : Pascal Franck

vendredi 24 juillet 2015

Parallélogramme : un petit dernier pour la piste

Bon, on a vu que la suspension arrière à parallélogramme déformable était quasi essentiellement un exercice de style ! 
Que penser alors de cette incroyable et improbable Aprilia 250 RS développée par la marque italienne de jante OZ en début 90 avec rien moins que l'inusable essayeur maison de l'usine Aprilia ; Marcellino Lucchi (13 années de GP comme pilote essayeur).

Notez que la déformation du système pour tenter atténuer l'effet de "tirage" de la chaîne à l'accélération et ses conséquences en matière de "rebond" de la suspension, inclut aussi la partie porte axe de roue généralement fixe dans les autres systèmes.  De plus le parallélogramme s'avère contagieux car il s'impose aussi à l'avant dans une sorte de paralever alambiqué qui dans l'esprit des travaux de Tony Foale, combine la chasse d'une moto normale  à un angle de suspension par rapport à la verticale très fermé. Le plus théorique de cette embrouille c'est de permettre, à maniabilité et suspension équivalentes à une moto normale, des débattements sensiblement plus courts, primordiaux sur les motos de piste.
Sans doute Lucchi était-il trop occupé avec sa saison de GP sur ses Aprilia "normales". Sans doute aussi le projet était-il un peu top ambitieux car en modifiant l'avant et l'arrière, il y avait fatalement une perte de repères et il devenait difficile même pour un renard comme Lucchi de cerner les causes des problèmes. Toujours est-il que cette intéressante machine n'est apparue qu'en 91 avant de disparaître dans l'oubli.

vendredi 17 juillet 2015

C'est à des petits trucs comme ça qu'on voit si vous êtes optimiste ou pas

Vu sur Facebook ; cette association improbable et (mal)heureusement non opérationnelle d'un bon vieux Triumph à boite sep avec un kit de pou du ciel à voilure tournante !!!!

En général j''adore quand quelqu'un s'embarque dans un truc normalement inimaginable en se disant que ça ne peut que marcher, mais là je dois reconnaître que j'aurai eu plutôt tendance a conseiller la prudence, voire à être lâche en suggérant une date d'essai coïncidant justement avec une absence lointaine. cela étant je suis aussi le premier à reconnaître , que, sur le fond, ce projet est vraiment grandiose.

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10207143973221522&set=a.10200501620046844.2204932.1347927978&type=1&theater

vendredi 10 juillet 2015

Parallélogramme : deux c'est mieux

Mon post sur la sensationnelle et unique suspension arrière de l'Adriatica vous a peut être intéressé et donné envie d'en découvrir un peu plus sur ce système. L'intéressant c'est que sur ce principe, de nombreuses déclinaisons ont été essayées, toujours à l'unité et toujours sans lendemain.
 La plus célèbre, la KR de Yvon Duhamel de 1976 avec le système joliment intitulé "FUBAR" initié par son préparateur américain Randy Hall
 Une version hollandaise du système FUBAR
 Une version très chic pour cardan que l'on doit à l'ex chef mécano de MV, Aturo Magni. L'argument de vente c'est que le système ferait disparaître l'effet cardan et vous offre ainsi les sensations d'une moto à chaîne. Intéressant pour une idée de départ qui était justement censée faire disparaître la chaine.
 Une version pour la gueule réalisée par le célèbre ex n°1 et concepteur de tout un tas de bidules très bien faits (motos, vélos, prothèses ...) Mert Lawwill
Une version aussi moderne qu'esthétiquement lourdingue sur base Honda pour les 8 h de Suzuka. Enfin malgré tout ce qu'il n'a pas montré, une adaptation dans un concept bike mort-né la Venturi Voxan Wattman de 2013 dont l'ambition était de faire renaître la marque avec des solutions électrico/lourdingues et un amortisseur misérablement sous dimensionné.

Comme beaucoup d'autres innovations annoncées révolutionnaires, ce système n'a jamais vraiment démontré qu'il marchait "mieux" que le classique bras oscillant de base. Ceci sans parler de sa résistance sur la durée, de son inesthétique profonde, du poids supplémentaire, du surcoût  probable qu'aurait engendré son industrialisation. C'est donc sans grande surprise qu'il soit resté cantonné dans le registre des exercices de style.   


Mais cela valait quand même le coup d'essayer !

vendredi 3 juillet 2015

La vie du bouclard : La fin d'une époque

Alors que dans nombre de revues spécialisées, s'étalent les moyens techniques quasi indécents dont disposent certains ateliers, qu'une des grandes fiertés des préparateurs un peu sérieux tient dans l'affichage de leur nouveau centre d'usinage cinq axes, avec quoi croyez vous qu'on travaille au Bouclard, si ce n'est avec un des fleurons de la technologie française :
Un fleuron, certes un peu ancien, puisqu'il s'agit du modèle phare de chez Cazeneuve pour 1922 (vous noterez sur cette photo que le circuit électrique fut durant un temps un modèle de conformité aux normes ... de 1922):
Las, l'ancien tout raccord qu'il était avec le look vintage de l'atelier, était devenu de moins en moins précis, de moins en moins guilleret, il a donc fallu s'en séparer à regret et heureusement sans fracas.

Nous voici donc techniquement tout nus pour continuer à préparer les mobylettes dont le Bouclard est régulièrement le berceau. Allons nous le rester ? Allons nous devoir rompre définitivement avec cette créativité insensée, mélange subtil de justesse technique et d'une réalisation soignée, qui fit la réputation du Bouclard ?


C'est ce qu'un prochain épisode de votre feuilleton "la vie du Bouclard" vous révélera si vous restez sur notre antenne.

vendredi 26 juin 2015

L'autre NR - Never Ready

Trente ans après, il est de bon ton de considérer que le retour de Honda en GP en 1980 avec son incroyable projet à pistons ovales (quasi 1ère mondiale), son 4 T (alors que tout le monde est en 2T), ses roues de 16 (alors que tout le monde est en 18), son team à deux pilotes ; un en Dunlop, un en Michelin, son concept innovant de "cadre" coque moteur porteur, sa suspension avant inversée à ressorts extérieurs ...  fut certes un échec sportif mais aussi un immense succès en termes de technologies, d'apprentissage et d'image.

Comme quoi, on ne prête qu'aux riches car si la NR 500 Honda est entrée de plein pied au panthéon des motos de course majeures, l'autre projet farfelu innovant des années 80 est lui, tombé dans l'oubli.

Je veux parler de l'extraordinaire et très en avance Adiatica 250 de GP qui apparut fugacement sur les GP 1980 aux mains d'un pilote multi-champion du monde réputé pour ses talents de metteur au point et sa curiosité pour les projets sortant de l'ordinaire; Walter Villa.  
On voit bien sur cette photo une des particularités de cette moto ; l’intéressante et originale suspension arrière à parallélogramme, censée garantir une tension de chaîne constante. Certes d'autres motos ont eu des systèmes analogues mais aucune n'avait tenté les bras entrecroisés avec deux amortisseurs  horizontaux.
On détaille ici outre une  nouvelle (et rare) vue de la suspension AR, le cadre double longeron en alu devenu terriblement banal aujourd'hui alors que c'est la première apparition en GP d'un tel ensemble. Notez que le concept est encore original avec une colonne de direction à l’intérieur des longerons et non en bout. Techniquement, ce cadre fait aussi fonction de réservoir en emportant pas moins de 21 L. Pour la petite histoire ce cadre est le premier cadre à longeron alu réalisé par Bimota et préfigure les armes qui vont faire trembler la RC 30 de chez Honda lors des premières éditions du WSBK en 88/89.

Il n'y a pas que pour le cadre que cette moto est un précurseur des techniques du futur. Son moteur vaut aussi le coup d’œil :
Conçu par Jean Witteveen selon un cahier des charges qui imposait un bloc propulseur de moins de 30 kg, il permit au célèbre motoriste de travailler notamment sur la question des vibrations et en cela, est l'incontestable premier maillon de la chaîne qui va donner le V Aprilia qui sortira en 88 et régnera en maître jusqu'à la disparition de la catégorie 250 GP. 

Bref, l'Adriatica fut en tout point un démonstrateur au moins aussi élaboré et essaimant dans le développement des motos de course des années 90/2000 que la Honda NR. Pourtant elle reste incroyablement méconnue.

vendredi 19 juin 2015

Wish list

On trouve de tout sur internet, même de bonnes idées de cadeau en ces temps de fête des pères. Par exemple un cherchant à peine j'ai trouvé ce mignon petit warbird soviétique, un YAK 11 des années 50, transformé manifestement à l'économie, en avion de course, pour à peine 550 000 $.


Pour ce prix là, il y a même quelques pièces. Ne comptez pas sur moi pour vous donner les coordonnées du site, vous me le chiperiez sans vergogne.

Si toutefois mes chères petites têtes blondes devaient décliner - sans toutefois que je comprenne bien pourquoi - et que vous êtes toujours intéressés, contactez moi !