vendredi 3 février 2017

Les grands félès du sport moto

Près de 320 Km/h, la truffe  à 10 cm du sol, ça vous dit ?

Quand comme moi, on a été bluffé par la première fois sur un Kart à un moteur de tondeuse, on sent que là ... on est pas fait pour !

vendredi 27 janvier 2017

M'aiment-ils vraiment ?

Avec l'ouverture sur les archives de la course moto russe, période soviétique, on s'aperçoit que nos fringuant camarades avaient développés, outre un vrai championnat féminin,  quelques autres pratiques pour le moins originales.
Ainsi les très peu égalitariste podium occidental laissait il place à une autre forme de célébration du vainqueur ; un triomphe porté à bout de bras par ses concurrents. Sympa aussi, si ce n'est que le gagnant était empoigné et soulevé bien haut AVEC sa moto !

Rigolo, quoiqu'un peu instable. Après un tel traitement, pas sur que le survivant vainqueur ait forcément envie de renouveler sa performance la fois d'après.

Bon me direz-vous, c'est sympa mais c'est surtout dû au fait que les motos n'ont pas l'air bien lourdes.
Erreur, ça valait aussi pour les grosses (qui n'ont jamais autant porté ce nom) cylindrées :

Plus étonnant encore, dans l'enthousiasme général, ça marchait aussi pour les side-cars !
Et là, imaginez un peu l'Oural, même vaguement de course, à se coltiner avec ses deux solides gaillards, pour en plus fêter le fait qu'ils vous aient pourri !!!!! C'est pour moi pousser la camaraderie et l'exaltation sportive un peu loin.

Par moment, je me découvre tellement affreusement  petit-bourgeois que j'en aurai - presque - honte, si ma fainéantise naturelle ne venait pas me dire que c'est quand même des coups à se faire du mal.

dimanche 22 janvier 2017

Malin comme un singe

Excusez le jeu de mots un rien désastreux du titre de ce post mais je n'ai rien trouvé de mieux pour vous présenter ce moteur de side-car de course : l'intelligent STREDOR, œuvre conjointe de l'immense champion hollandais Egbert STREuer (3 fois champion du monde tout de même, sur 3 années consécutives, genre de domination) et de son partenaire technique Rimus DORgelo.

Dans un side-car de course, contrairement à une moto solo, la largeur du moteur n'est pas un problème.  Le centrage des masses par contre est aussi une donnée fondamentale. Nos deux compères ont  donc eu l'idée de concevoir en 1989/90 un bloc propulseur où la boite serait quasiment dans l'axe du vilebrequin, celui-ci restant perpendiculaire au sens de la marche. Leur génial bébé, un 4 cylindres deux temps d'environ 200 cv  se présente donc comme ceci :


En fait, il s'agit de l'assemblage de trois éléments distincts ; un moteur (sans transmission) 4 cyl opposés à double distributeurs rotatifs type Fath :
Un élément central ; une prise de force qui se boulonne devant le moteur et entraine à droite un embrayage et à gauche le 3ème élément ; une boite de vitesse dans son carter autonome où le pignon de sortie de boite sort sur la droite . Tout en étant affreusement mécaniquement  "classique", son positionnement aussi inhabituel qu'intelligent en fait l'élément principal de l'ensemble. De fait celle-ci se trouve contrairement à un moteur "normal" où la boite est derrière le vilo, à l'extérieur de la transmission secondaire, donc à l'extérieur de l'axe des roues de la "moto", donc idéalement placée le plus à l'intérieur possible du side ! 
C'est pas que malin, c'est génial !

samedi 14 janvier 2017

Ceci n'est pas la réalité


Toujours à fond dans le souci d'édification de la jeunesse, voici pour les d'jeuns qui se disent que ce serait sympa de restaurer une vieille, une grille de lecture pas si outrancière des annonces relatives à un véhicule "Vintage" !

Ne me remerciez pas, c'est tout naturel .

vendredi 6 janvier 2017

Ceci n'est pas une Mécanique

Si la mécanique a incontestablement de nombreux "sorciers", elle est moins connue pour avoir d'authentiques "artistes".

En effet, force est de constater que la Machine ou ses entrailles n'ont que fort peu été explorées en peinture. On pense bien sur à Fernand Léger, mais en fait celui-ci a plus représenté l'Homme et la Machine que la Machine elle même.

Dans le désert de l'art mécanique, l'un des seuls artistes d'exception à s'être aventuré dans la représentation affirmée de notre chère ferraille est le Tchèque Frantisek KUPKA, 1871-1957, joyeux anarchiste et peintre patenté, un des pères de l'abstraction, figure du Paris bohème 1900, antimilitariste engagé volontaire en 14, bref .... une figure complexe a l'œuvre importante couvrant plusieurs styles et périodes de l'art contemporain dont tout bon musée d'art moderne se doit d'avoir un exemplaire.

C'est dans les années 20/30 qu'il s'intéresse de près à l'objet de nos préoccupations avec notamment ces quelques tableaux :




Bien sur le mécanicien féru objectera que ces machines ne fonctionnent pas vraiment, mais après tout comme le disait Kupka lui même ; " L'œuvre d'art, étant en soi réalité abstraite, demande à être constituée d'éléments inventés", "On doit d'abord inventer puis construire". Il s'est donc absous par avance d'une quelconque ressemblance avec des éléments ayant existé. Vu sa contribution exceptionnelle au beau mécanique, nous ne lui tiendrons pas grief  d'avoir privilégié l'esthétique à la précision.


vendredi 30 décembre 2016

Les secrets d'un mystère

C'est peu dire qu'en moto, le moteur WANKEL a n'a jamais vraiment convaincu. Peu de marques de moto importantes se sont risquées dans la motorisation Wankel, même si Suzuki fut une exception à la règle avec l'unique et prestigieuse RE5 qui toutefois ne fut  produite qu'à 7000 exemplaires au milieu des années 70. Ce moteur notoirement gourmand (+20%) en mélange pour sa version "essence" (il y a des versions diesel, hydrogéne ...) n'est devenu véritablement disponible en série qu'au moment où ses structurelles difficultés d'étanchéité ont été suffisamment maitrisées pour une production de masse. Las, ce ne fut qu'au moment du premier grand choc pétrolier de 73, ce qui a gentiment nuit à son succès.
Les motos à moteur rotatif Wankel semblent donc avoir été l'exclusivité de quelques "petites" marques pour lesquelles cette motorisation pouvait constituer un argument technique de différenciation évident. . On souvient des Norton rotatives qui ne relevèrent pas durablement pas la marque au début des années 90, même si les modèles course à double rotors furent d'une redoutable efficacité. Dans le genre de la Suz, le hollandais Van Veen essaya de lancer  une grosse cylindrée qui, très chère, resta plus que confidentielle.
En fait la seule marque qui dans les années 70 semble avoir cru vraiment dans le Wankel avec une moto aboutie fut la marque Hercules, alors véritable faux nez du motoriste Sachs.
La moto emblématique du Wankel est donc est l'Hercules W 2000 d'une cylindrée moyenne (environ 230 cm3 sachant qu'il est conceptuellement difficile d'apprécier la cylindrée "définitive" d'un Wankel, selon que l'on compte ou pas le volume des phases inertes du cycle).
Cette jolie moto au moteur somme toute puissant, vif et néanmoins très linaire fut rapidement développée en un exemplaire Enduro dont la légèreté ne semble pas pour autant avoir été une assurance tout risque contre les galères inhérentes à la discipline :
Mais je m'égare, car celui dont je voulais vous parler est un modèle encore plus rare et plus original développé par Hercules/Sachs en 1976 toujours pour l'enduro :
Derrière ce look un rien classique pour une moto d'enduro de l'époque, se cache une exceptionnelle solution technique, comme si le Wankel n'était pas en soi quelque chose de suffisamment original. L'intéressant c'est qu'ici  l'axe du rotor, cœur du système Wankel, ne travaille pas sur un plan horizontal comme les vilebrequins d'à peu près tous les autres moteurs du monde, mais dans un plan vertical ainsi que le montre cette photo du cylindre déculassé ;
Ce positionnement unique implique un renvoi conique dans le carter inférieur, en lieu et place du vilo traditionnel, pour le bon fonctionnement de toute cette petite affaire.
En ce sens cette moto est littéralement exceptionnelle et injustement méconnue. On peut penser que cette solution fut retenue parce que la seule à même de garantir une véritable étroitesse du bas moteur sans avoir à développer un nouveau  piston triangulaire. Accessoirement elle permet aussi d'avoir aisément la grande surface ailettée nécessaire à un moteur dont les éléments internes en contact avec les gaz brulés ont une surface nettement plus importante que dans un moteur à cycle alternatif.
Bref, c'est non seulement original mais aussi malin! On ne sait toutefois pas quelle incidence sur le pilotage du bidule pouvait avoir le couple gyroscopique moteur ainsi repositionné. Déjà que le Wankel n'était pas réputé pour son frein moteur, là cela devait devenir proche du rien, donc curieux. On imagine bien la descente de la mort en léger dévers, gras mouillée, avec juste un bouton On/Off !
Dommage ou peut être heureusement, que l'histoire de cette moto exceptionnelle se soit perdue dans les limbes du bureau d'études de chez Sachs.




vendredi 23 décembre 2016

Cadeau

L'avantage d'Internet c'est qu'en cherchant un peu, on peut y découvrir tout un tas d'infos sur des sujets dont il était clair qu'auparavant ils restaient obscurs !
Prenez par exemple, la course moto en Russie. Honnêtement, nous autres petits occidentaux, qu'en savons-nous ? Rien ou quasi rien. Si on excepte quelques entrefilets sur des pilotes russes dans des disciplines exotiques comme les courses sur glace, ou quelques apparitions fugaces dans de vieux  GP, rien, pas une info n'avait filtré. Oui mais tout ça c'était avant. Avant le prodige Internet et le souci  d'édification de la saine jeunesse moto de votre blog favori.

Bien sur, on connaissait les géniales motos de course Est-Allemande, les somptueux racers Tchèques, mais chez le grand frère Russe, avant  89, ils avaient quoi et ils faisaient quoi ? Désormais grâce à des pages FB comme "Sportbikes from USSR" - https://www.facebook.com/groups/526186900761708/ - on peut découvrir que la scène racing moto Russe était bien plus développée et originale que ce qu'on pouvait imaginer. Notamment dans les années 70/80.

Peut-être pas avec des engins géniaux au niveau des compé-clients japonaises, mais en tout état de cause avec un vrai championnat, de vraies courses dans plein de catégories. Bref,  cela semble tout pareil qu'un honnête championnat de France avec 15 ans de retard au point de vue moto. Tout pareil oui mais aussi très différend. Car outre le fait que les pilotes ET les motos sont locaux, un peu comme si une moto française était championne de France 250 en 72 (!!!), que découvre t'on d'exceptionnel, de merveilleux et d'inconnu encore aujourd'hui dans les pays d' Europe de l'Ouest :
Un championnat Féminin !!!!
Oui Monsieur , un championnat de filles, sur plusieurs épreuves, dans pas moins de deux catégories ; 175 et 350 cc tout de même,  avec des grilles de départ  regroupant jusqu'à 22 demoiselles par catégorie !!!!
Bon pour le coté glamour, apparemment il fallait repasser, mais pour autant les camarades demoiselles pilotes ne venaient pas que pour faire de la figuration :
Voici une action pour le moins virile et même pas correcte du tout, de mademoiselle Ljudmilla Razumova, une des stars de la vitesse féminine russe. Action qu'il faut replacer en plus dans le contexte "sécurité passive" du circuit telle qu'on l'entre-aperçoit.


Alors qu'en dites vous, ce post n'est-il pas un beau cadeau de Noël ?