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mardi 13 mars 2012

Révélation incroyable

Il n'est plus nécessaire de vous présenter "Pops" Yoshimura, sorcier très terre à terre de la mécanique et pourtant fondateur d'une entreprise reconnue pour être un des leaders mondial sur son créneau  ....

Cet échalas aux mains noircies, fut un vrai Don Quichotte motocycliste et nippon, mais avec du succès. Il lui aura fallu en effet bien du caractère et un brin de folie pour après s'être embrouilé avec Honda,  mettre un point d'honneur à battre le n° 1 mondial dans ce qu'il avait conçu comme une consécration cousue main ; la première édition des 8 Heures de Suzuka.
Du caractère, de la folie mais aussi des watts, car pour tordre Léon sur la RCB d'usine avec une Suz à cintre plat, il fallait que la GS pédale fort.

Mais vous étes-vous demandé ne serait-ce qu'une fois d'où Monsieur Yoshimura tirait son savoir faire ?

On savait qu'avant 71, année où il apparait sur la scène internationale de Daytona en motorisant une splendide 750 Honda (notez le tout premier 4 en 1 de l'histoire de la course moto),
il avait fait ses gammes sur des twins Honda, performants mais nettement moins bien soignés sur le plan esthétique,
Cependant même si on pourrait trouver à redire en matière de préparation globale, il s'agit de projets qui reflètent un savoir-faire déja bien élaboré, puisque ces "machins" sont en performance pure supérieurs aux kits racing Honda à partir desquels ils sont développés.

Revient alors la question lancinante; d'où est-ce que Pops tirait ses secrets ?

Etes vous bien assis ? car la réponse à cette question, qui va vous être donnée par votre blog préféré, est proprement inconcevable :
Pops puisait sa magie dans les conduits d'admission des ...
J'en veux pour preuve cette rarissime photo de 1954 qui nous montre un Pops déja sérieux dans une seyante combinaison vaguement molletonnée, aux commandes d'un drag BSA twin (c'est sur MEC et nulle part ailleurs).

Et ce n'est pas juste un coup. Peu de gens savent en effet que les racines de l'aventure Yoshimura partent d'une "concession" BSA, même si sur ce terreau, certes riche, il lui a fallu du talent et de la persévérance pour s'imposer.
Incroyable, non ?

mercredi 8 février 2012

Pub trop belle - 2

J'ai toujours trouvé cette pub Yoshimura absolument magique ! Le slogan ! La dégaine de McLaughlin avec ses Ray-Ban ! Les motos qu'on ne voit quasiment pas ! Je ne sais pas qui est ce publiciste mais quelle originalité, quelle audace de conception et qu'est-ce que j'ai pu rèver dessus !

dimanche 8 mai 2011

Mécanique moto - Trop chou

N'est il pas choupinet ce magnifique piston délicatement siglé POPY ?
En fait loin d'être un accessoire rosissant pour la moto de Barbie, les connaisseurs auront reconnu une véritable arme de guerre, un authentique "secret weapon" de chez Yoshimura.
Sous vos yeux émerveillés se révèle aujourd'hui le coeur de la Suzuki GS 1000R XR 69 vainqueur des 8 heures de Suzuka en 1980, le sommet technologique de la compétition moto 4 T de l'époque, le laboratoire du superbike et accessoirement le pinacle de l'affrontement Yoshimura (par l'entremise de Suzuki) vs Honda.
Prise la même année, une photo de l'impayable allure de Monsieur Hidéo "Pop" Yoshimura, PDG respecté d'une entreprise ayant pignon sur rue sur deux continents, mais franchement indifférent aux costards classieux et autres Rolex, finissant lui même à la pierre à huile un piston pour la GS superbike AMA de Wes Cooley (le détenteur du n° 34 avant Schwantz) au milieu de son habituel capharnaüm où les outils de prédilection semblent avoir toujours été la perceuse et la pince étau !!!
Etonnez-vous après qu'avec une allure comme ça, 4 victoires à Daytona et 2 aux 8 h de Suzuka entre 78 et 81, il soit devenu l'image même du sorcier de la mécanique.

Pour la petite histoire, ce piston des années 80, pour top qu'il fut, est typique de la forme "classique", du piston performant. Cette génération aujourd'hui "intermédiaire" se distingue de celle d'avant par sa calotte certes encore un peu bombée mais non plus en "chalet de ski" comme l'était celle des pistons ultra développés des années 50/60/70, exemple (une rareté et un sommet) le piston de la 250 Morini de GP ;
Par contre notre POPY chou  a encore une jupe, chose qui disparaitra quasiment dans les années 2000 avec  le développement de la génération suivante sur les performantissimes monos 4T de cross, exemple la Honda CRF 450 de 2001 :
Mais honnètement qui peut vraiment râler contre la généralisation de la mini jupe !
Cependant j'avoue qu'en haut, la platitude absolue me chagine un peu ..... En fait, j'aimais beaucoup le double bonnet D de la Morini.